L’église de Saint-Amant

L’église dédiée à saint Amant et classée au titre des Monuments Historiques depuis 1981 forme avec le logis un ensemble patrimonial de qualité. Sa première mention connue remonte à 1260. Simple paroisse, elle fut rattachée au chapitre cathédral d’Angoulême au début du XIVe siècle.

La partie orientale de l’église est romane : le chœur et le clocher datent du milieu du XIIe siècle. Le clocher carré à deux niveaux ajourés est remarquable. L’effet d’arcades aveugles et la variété de composition des ouvertures en fait un exemple unique en Angoumois, inspiré de la cathédrale du diocèse et de l’église voisine de Nanclars. L’abside est couverte de lauzes à l’extérieur et d’une voûte en cul-de-four (quart de sphère) à l’intérieur. Les seuls éléments sculptés de l’édifice se concentrent sur les chapiteaux et les bases des colonnes de la travée sous clocher, à l’intérieur de l’édifice, renforçant ainsi le prestige de cet élément architectural.

La partie occidentale, nef et façade, a été reconstruite à la fin du XVIe siècle pour relever l’édifice ruiné pendant les guerres de Religion. La façade a alors été percée d’une immense baie de style gothique flamboyant. La nef est recouverte d’un lambris, refait au milieu du XIXe siècle, lors d’une vaste campagne de restauration de l’édifice.

Une grande statue gothique d’une vierge à l’enfant, en pierre autrefois polychrome, est installée dans la nef. Cet objet d’art du XIVe siècle, classé au titre des Monuments Historiques en 1904, fut retrouvé lors de travaux sous le dallage du chœur, vers 1870. La statue fut probablement cachée là pendant la Révolution pour la protéger du vandalisme.

En 1986, des vitraux contemporains abstraits ont été créés par l’artiste et maître-verrier de grande renommée, Louis-René Petit, pour le chevet et la façade. Ces verrières aux tonalités délicates d’ocre sont rythmées d’un quadrillage auquel s’ajoutent de nombreuses lignes ondulées tracées au plomb.


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